Conseils · 2024-09-15
De plus en plus de professionnels envisagent le passage en freelance pour augmenter leurs revenus. Mais entre charges sociales, gestion administrative et périodes creuses, le calcul n'est pas si simple. Analyse 2024.
Pour un développeur senior, le TJM moyen en France est de 550 à 700€ HT par jour. Sur 200 jours travaillés (en retirant vacances, formation, prospection), cela représente 110 000 à 140 000€ de CA annuel. Après charges (cotisations TNS ~25%, URSSAF, expert-comptable), le revenu net est de 70 000 à 95 000€, soit le double d'un salarié équivalent.
En SASU, le freelance paie des cotisations patronales (~25% sur le salaire versé) et des dividendes avec prélèvement forfaitaire unique (30%). En micro-entrepreneur avec abattement 34%, les charges sociales sont de ~23% du CA. L'expert-comptable coûte 1 500-3 000€ annuels mais est indispensable. Les frais professionnels sont déductibles.
Pas de chômage (sauf micro), pas de mutuelle d'entreprise subventionnée, pas de formation OPCO automatique, pas de RTT, pas de 13ème mois garanti. Les périodes sans mission (inter-contrats) ne génèrent aucun revenu. La retraite se construit moins facilement. La solitude et la gestion du stress commercial sont des défis réels.
Les développeurs seniors, data scientists, consultants et designers sont les profils qui gagnent le plus à passer en freelance. Le break-even se situe généralement au-delà de 55 000€ de salaire brut annuel : en dessous, le gain net n'est pas toujours justifié par le risque et la contrainte administrative.
Malt, Comet, Freelance.com, Toptal pour les profils tech premium. Crème de la Crème pour les profils créatifs et marketing. LinkedIn reste incontournable pour le réseautage. Les ESN (SSII) proposent aussi du portage salarial, intermédiaire intéressant entre salariat et freelance pur, avec un TJM légèrement réduit en échange de la sécurité sociale.